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- BLOG DES JEUNES DE CHICONI -

Moundra foundi

Agnala maitre NAHA

Moundra foundi.

 

 

Le beau cocorico prélude une dur et rude samedi matin du haut de son perché. Comme si la vie n’était qu’un prétexte pour se lever le matin ! Un jour je te promets que je te ferai une affaire personnelle. Je te mangerai…

 

Je te mangerai pour que la paix règne entre mon lit et moi. Ton plaisir a me hanté toute les matins ne sera qu’un cauchemar. J’en serai ravie et je me dis…

Que la paix soie un facteur de liberté ! Que chaque vie soie un nouveau départ pour moi et tous ceux qui crois que l’Homme n’est conçu qu’à son image et que le respect domine toute les cœurs du monde !         

 

Maman et papa étaient déjà réveillés depuis des heures et des heures. Je crois qu’ils n’ont jamais sommeil, c’est deux là. Papa toujours à ses habitudes, la prière du matin suivit de sa petite tasse de café matinal et maman les petites corvées du matin, pendant que moi et tous les autres étions encore au lit. Le athane fuit suivre le chant du cocorico tout au long de la matinée pour prévenir les retardataires à ce précipiter pour la mosquée. Nous les jeunes garçons étions épargnés par cette prière, comme c’était toujours le cas pour les jeunes filles. Peu après 5h30 du matin c’est le grand réveil.

 

Tout le monde debout… ! Moi, mon grand frère, ma grande sœur étions les derniers rescapés de l’école coranique du grand-père. Le reste de la famille était épargné du réveil matinal. Mon premier grand frère avait son propre banga, le second aussi mais ils dormaient avec des copains. Ma première grande sœur, la deuxième, la troisième et les deux jeunes hommes dont moi étions encore à la maisonnette des parents.

 

Après le brin de toilette, le lavage du visage était d’ailleurs primordial, nous voilà partîmes pour la grande cour désertique en dessous du grand talatala et du grand riha du foundi, des dizaines d’enfants attendaient avec impatience l’ouverture du madrasse par le grand check. Ceux qui révisent leurs cours s’y plongent et ceux qui profitent de l’absence du grand sage pour un coup de bêtisier s’y colle.

 

 A l’attente du maître j’étais dans mon petit coin en train d’apprendre par cœur le cours de la veille pour aller le présenter devant le foundi et pour m’être épargné d’une situation de . Certains balançaient des trucs aux autres. D’autre passer leur temps à taquiner les petits. Dans ses circonstances si tu n’as pas de grand frère ou de grande sœur ta vie n’en sera qu’une fine, petite particule poussière de rien du tout. Heureusement que je n’étais pas dans ce contexte.  

 

A l’approche de foundi tout le monde était dans le silence, nous avons tous la tête plongée dans nos livres. Nul n’a tenté de persuader ou de lever même un petit regard. La force ou la puissance d’un homme n’est qu’un vulgaire assoiffe ment de pouvoir.

 

La femme du maître l’averti de toutes ses vacarmes qui se sont déroulés à son absence. Il commença par prendre chacun à l’assaut pour réciter son cours, ceux qui avaient bien révisé, comme moi ! Pourront échapper à la grande vadrouille. Ils seront épargnés. J’étais le plus petit de tous dont le plus gâté de monsieur, il m’a fait passer en premier pour me retirer de la troupe, en tout cas je connaissais bien mon cours. Me voilà sauvé.

 

Le second est passé sans réussite, le troisième, le quatrième puis tout le monde, aussitôt il préside, m’écarte de la foule puis bondit au centre avec son fouet à tige de bacompira sur ses bandes de jeunes sans cervelles, certains pleuraient déjà avant même, que le foundi paye sa tournée, d’autres sursautent partout en espérant être épargnés.

 

Mon frère et ma sœur étaient dégoûtés de moi, mon éclat de rire éveillait la colère de toute la bande, d’autres me disaient que j’étais mort à la sortie. Je ne m’inquiétais guère car il y a mon frère qui ne me laisserait jamais tomber même malgré ses coïncidences.

Puis nous voilà commençâmes le cours par les parties essentielles du coran, le yassine en premier suivi des autres sourates. Après avoir tout récité, on a fini la matinée avec le fameux chant préféré de foundi qui était alhamoudou li manne cadra. Ainsi son petit discours de clôture de cours, suivit de la préparation du long chemin vers le champ de foundi. Ceci avait préludé tous les samedis.

 

Chacun préparait son arme, son petit repas, ensuite nous prenons le chemin. On avait une dizaine de kilomètre de marche à parcourir avant d’entrer dans le champ. Les grands surveillaient les petits. Mon frère et ma sœur avaient l’habitude de me suivre derrière au cas où de coût de frayeur s’imposer. La destination était karihani, avait déjà pris le chemin depuis un bon bout de temps. Nous avons escaladé la petite montée de Coconi qui nous mène au collège du centre. Il était encore en construction.

 

Dès notre entrée dans la zone il y a eu un grand coût de frayeur, car les jeunes avaient peur des Blancs. Ils étaient surnommés Au fur et à mesure qu’on approchait, on apercevait deux Blancs au loin. Ainsi nous étions passés à côté d’eux sans difficulté, un petit peu plus loin, nous vîmes une voiture qui s’approcher lentement. Dès cet instant des poussés de cris surprirent tout le monde : «- sauvez-vous… ! » Dès que la réplique a retenti de mes deux antennes j’ai aussitôt couru, aussi vite que j’en pouvais pour regagner le chemin qui m’épargnera de la voiture, mon frère et ma sœur derrière moi talonnaient comme des gazelles, les autres se dispersaient au loin un peu partout. Après quelque trentaine de minutes de course on s’est réunit à trois kilomètres de l’endroit maudit en contrôlant s’il ne manquait personne. Nous voilà partis avec un lourd fardeau de frayeur dans le dos, mon cœur battait encore à cent vingt kilomètres à l’heure.

 

 Au fur et à mesure qu’on marchait les plus grands effrayaient les plus jeunes, ils criaient : «  », nous voilà de nouveau en pleur tout en courant. Le chemin était encore long, j’en ai marre de marcher, mes pieds tremblaient encore de frayeur : « qui sont ses bandes de bouffons qui n’ont même pas pitié de leurs frères ! Mon frère et ma sœur me respectaient au moin mais les autres pas question. C’est vrai que dans ces circonstances, si on n'a pas de grand frère ou au moins une grande sœur qui n’est pas habituellement respectée mais bon elle te respectera quand même pas comme ces tarés, ses bandes de puceaux qui ne font qu’à leurs têtes.

        

Nous voilà passés , puis poubelle de karihani ou tout le monde se précipitait pour chercher des détritus qui traîneraient par hasard, comme des assiettes, des radios-cassettes, tout ce qui dépassait à l’achat d’une famille moyenne mahoraise. Mon frère avait trouvé une autoradio double cassette, il y en a d’autres qui ont ramassé des bouteilles vides pour des . Le pauvre foundi attend toujours notre arrivée. Quelques instants après toute la troupe étaient réunis au point d’arrivée, monsieur nous engueula d’avance avant la petite corvée matinale qui était commencé presque à 11h00. Puis il nous compta si personne ne manquait : « … » Tout à coup nous demanda : « . » C’était comme s’il avait la liste de tout les qui étaient dans sa tête. Puis il murmura : «  ! »

Il nous proposa ainsi de commencer par cultiver puis prendre une pose déjeuner, et finir par la cueillette du riz que j’adorais faire d’ailleurs.

 

Ceux qui ne terminent pas leurs corvées n’auront point de pose et finiront leurs travailles après la cueillette. Ceux dont les frères ou les sœurs étaient présents ce jour là n’auront point de soucis à se faire, comme moi d’ailleurs quand mon frère aura finit, il m’aidera sans doute.

Au moment où mon frère et ma sœur sont venu m’aider,  je suis parti voler le poisson grillé de Chamoussia avec un copain : « » et l’autre me répondit : «» Et on éclatait de rire : «  » Puis l’autre me chuchota timidement : «  » Et moi comme un con lui répondis en rigolant : «  » Juste avant le moment où nous étions pris la main dans le sac il y est apparu une jeune fille, plus jeune que moi en tout cas. Elle a entendu tout ce que nous nous  racontâmes. Ainsi tente de savoir le pourquoi de tout cela  puis nous dit: «», moi à côté avec un petit chuchotement timide pour donner impression à la fille que je l’aimais : « . »

 

C’est pour cela qu’il ne fallait pas chanter victoire. Elle est partie nous dénoncer au foundi qui était venu nous examiner les yeux comme il faisait à tous les coupables pour prédire que c’est nous les véritables coupables. Il avait une sorte de pouvoir de voyance. Et puis comme il m’a vue en larme à son arrivé il a tout de suite compris que j’ai à avoir là dedans. Il m’a donné un petit fessé puis m’ordonna d’aller rejoindre mon frère pour finir le travaille. Et l’autre était accusé de tout tendit que moi j’étais épargné de ses faits.

 

Quant mon frère ma vu en larme il me demanda la cause mais j’étais incapable de lui répondre car je savais qu’il allait en rajouté si je lui disais la vérité. J’ai pris mon et me pencha tranquillement pour finir ma corvée.

 

Peut à peut le temps passait. A l’approche de l’heure du déjeune mon frère et ma sœur avaient totalement finit le travail. Puis nous sommes partis grignoter notre bon saut de poulet à la tomate, tout en invitant la copine à manger avec nous. Le frère protesta une fois, deux fois puis laissait tomber. Aux alentour tout le monde était occupé, on voyait que les bouches balbutiaient, on entendait que le bruit des mâchoires dans les parages. Le maître était calé contre une trompe d’arbre, tenait à sa main droite un bout de manioc grillé et à sa main gauche un bout de et d’aille de poulet.

 

Il était bientôt l’heure de se remettre à la cueillette. Dés que  foundi aura finit c’est tout le monde qui a terminé son repas. Dix minutes plus tard le vieux se leva puis prend une coquille d’escargot mort qui était un outil parfait pour tiser le riz. Et tout le monde était debout à leur tour, chercha une coquille puis se mettre au travail. On arrachait, remplissait les corbeilles à tiges de coco des poignes et des poignes de riz jusqu’à ce que les corbeilles soient totalement pleines et jusqu’au milieu du champ, puis stoppa la cueillette et rangea les quelques-uns de dans le et je te dis à samedi prochain .

 

Ceux qui se sont absentés, feront leurs devoirs demain matin. Ils viendront chercher les quelques restes de .

Nous voilà attaquer le chemin du retour sans se précipiter, accompagner de petits chants traditionnels : «  » 

 

La plus part du temps ceux qui s’accompagnent avec le foundi ont toujours une chance d’être pris en stop. Moi j’étais au devant du peloton avec mes deux gardes corps et une main de bananes à la main gauche et une petite corbeille de sur la tête qui est spontanément en équilibre seul ou par la main droite. Depuis plus de trois heures où trois heures et demi nous avons marché, 4h00 nous a passé en chemin puis 5h00, à 6h00 du soir nous étions à l’approche de la décente de coconi. Houuu… ! Chacun soufflait un peut avant d’apercevoir apercevoir au loin la grande maisonnette en terre battue de foundi et entamer la décente. Tout le monde se précipitait pour aller déposer leur lourdes fardeaux avant, de s’éclipsé dans cette grande route poussiéreuse qui mène leur destination dans chaque coin où est plantée leur .

 

En allant déposait le paquet, une cousine n’arrêter pas de m’embêter, elle me courait autour en essayant de faire tomber le . Mon grand frère surgi de nul part et venu à mon secoure, prenant de vitesse la petite malienne qui regrettera sûrement sa plainte. Et moi je suis reparti tranquille comme si de rien été. nous remercia puis nous rappela le cours de demain. Dés qu’il a fini son long et périlleux discours je me suis précipité aussi vite que j’ai pu, pour prendre ma douche et rattraper le pour pouvoir manger avec papa.

 

Quelques heures après me voilà dans mon bon lit, ma douce et tendre matelas qui m’a tant manqué depuis taux ce matin. Hélasse un nouveau jour m’attend demain dans la grand cours caillouteux de foundi : « . »

 

Moundra foundi

Agnala maitre NAHA

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